mercredi 12 novembre 2008

Même Combat !















Quoi de commun entre Sarah Palin, ex-candidate Républicaine à la vice-présidence des États-Unis, et Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue Communiste Révolutionnaire et fondateur du Nouveau Parti Anticapitaliste ? Hmmm. Pas grand chose a priori. Tout les sépare. Enfin presque. Malgré leurs positions politiques que l'on peut qualifier d'extrêmement opposées, je vois pourtant un point commun, indéniable.

Ces deux personnages partagent en effet la volonté d'apparaître systématiquement comme Monsieur ou Madame Tout-le-monde. Bon sang mais c'est bien sûr, le sympathique facteur et la hockey Mum. Ah quelle fraîcheur ! Voici qui nous change de tous ces hommes politiques véreux, de Washington à Paris (existe aussi en version "Bruxelles"), qui nous gouvernent depuis trop longtemps. Enfin des vraies gens. Qui pensent comme nous. Et puis qui parlent comme nous. Pétris de bon sens, bien évidemment. Eux, au moins, ils nous comprennent. Enfin de la politique à visage humain.

Décidément, Sarah et Olivier, c'est le bon sens près de chez nous. Cela s'appelle la démagogie populiste, et c'est le degré zéro de la politique.

samedi 8 novembre 2008

Barack Obama ou l'impossible note

Ça y est, nous y sommes. Barack Obama est le 44ème Président élu des États-Unis d'Amérique. Mon Président. Dieu merci. C'est à peine croyable. Je pense que je réaliserai seulement dans les prochains jours, et certainement le 20 janvier quand il sera officiellement investi.

Cette note est tout simplement impossible à écrire. Tout a problablement déjà été dit. Et je n'arriverai pas à exprimer mon soulagement, ma joie et mes espérances. Nul n'est besoin de mentionner que l'élection d'Obama est une grande nouvelle pour les relations internationales, un espoir fantastique pour les minorités, et peut-être un nouveau départ dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ce n'est pas non plus la peine de dire qu'il a du pain sur la planche avec une crise financière et deux guerres sur les bras, qu'il sera jugé sur ses actes, etc, etc.

Ce que je peux vous dire, en revanche, c'est mon excitation le mardi 4 novembre dernier. J'avais voté des semaines auparavant, aussi tout ce que j'avais à faire était attendre la soirée. La nuit. Et ce résultat historique. Après avoir rafraîchi environ 2634 fois mon navigateur web, et zappé frénétiquement entre CNN, CNBC et les chaînes françaises, je suis allé au lit à 3h00, épuisé mais confiant. J'étais donc tranquillement en train de dormir quand Barack a prononcé le discours de la victoire, superbe et émouvant, au Grant Park dans sa ville de Chicago. J'aurais aimé y être.

Depuis l'élection, ce qui m'a probablement rendu le plus heureux est le changement de perception des États-Unis à travers le monde. Enfin. Je regrette l'anti-américanisme très répandu en Europe, et particulièrement en France. Un racisme bien accepté socialement, que même huit années catastrophiques de l'administration de Bush ne justifieront jamais. Time for change has come.

Barack Obama n'est pas encore Président. Pour l'insant, c'est une icône. Quelle icône !

samedi 11 octobre 2008

Je ne suis pas un Joe pack-de-six (et je n'aime pas le hockey non plus)

Le 24 février dernier, 65.05% des électeurs inscrits du Canton de Genève se sont prononcés en faveur d'une nouvelle loi visant à bannir les chiens dangereux dans la ville. Je ne suis pas Suisse, donc je n'ai pas été invité à exprimer mon opinion à ce sujet. Sans aucun doute, j'aurais également voté en faveur de cette loi: rien ne me dégoûte plus qu'un gros chien agressif. Enfin si, je reprends, il y a une chose qui m'écoeure plus: un gros chien agressif avec du rouge à lèvres. Ouais, ça, c'est vraiment dangereux et inquiétant.

Fort heureusement, la loi est maintenant en vigueur. Dieu merci, je ne risque donc pas de croiser en ville celle qui pourrait devenir la prochaine vice-Présidente des États-Unis - une débile attardée répondant au doux nom de Sarah Palin et se décrivant elle-même comme un pitbull avec du rouge à lèvres (sic). Je ne remercierai jamais assez les électeurs Suisses. J'aimerais aussi remercier mes compatriotes américains au petit matin du mercredi 5 novembre. Je crois que Barack Obama pourrait devenir un très bon Président des États-Unis pendant les 4 prochaines années. Je peux me tromper bien sûr. Mais en tout cas, je sais que McCain et son pitbull seraient un désastre pour les USA... et au-delà.

Sarah Palin est une incompétente notoire. Pour ceux qui n'auraient pas la chance de connaitre un peu le personnage, je récapitule brièvement ce que serait le monde avec Sarah Palin comme vice-Présidente. Tout d'abord, le prix Nobel de la Paix serait attribué à un "Joe Six Pack" (littéralement "Joe pack-de-six", qu'on pourrait franchouillardiser en "Raymond la binouze", et qui correspond au brave gars, le mec simple et authentique, pas comme ces escrocs qui nous gouvernent) ou encore à une "Hockey Mum", la version féminine du "Joe Six Pack" et dont la principale activité dans la vie est d'aller encourager son mioche au match de hockey du week-end pour qu'il aille foutre une branlée à l'équipe d'en-face. Ensuite, la théorie maintes fois corroborée du créationnisme serait bien sûr enseignée à l'école (même si la théorie de l'évolution de cet imbécile de Darwin pourrait également être enseignée, c'est choquant). Les terroristes dangereux comme Barack Obama croupiraient en prison. Et puis elle n'aurait pas à lutter contre le réchauffement climatique étant donné "qu'il ne peut pas être attribué à l'homme" comme chacun sait (faudrait lui présenter Allègre, oui, envoyons le chez Palin en Alaska !). Mais à n'y pas douter, la pierre angulaire de sa vice-Présidence sera la diplomatie internationale. Comme elle l'a elle-même avoué à la journaliste Katie Couric de CBS (voir ci-dessous) qui lui demandait son expérience dans les affaires étrangères, "La proximité de la Russie à l'Alaska me donne une expérience certaine". Comme c'est mignon.



Cette canidée peut elle devenir Présidente des États-Unis si jamais le Père McCain passe l'arme à gauche dans les 4 prochaines années ? Vous rigolez ou quoi ?! Histoire de se marrer un peu plus, même si c'est malheureusement terriblement proche de la réalité, voici un petit diagramme très drôle résumant son débat avec Joe Bien, l'impeccable et diplomate candidat à la vice-Présidence côté Démocrate.


Je ne sais pas qui sera élu Président des États-Unis le 4 novembre prochain. Comme tout le monde, j'attends et j'espère. Mais il y a une chose de sûre, Gouverneur Palin, compte pas sur mon vote !

jeudi 11 septembre 2008

Madonna, le Pape et Mr. Brown

Malgré son nom, Madonna n'est probablement plus vierge. Par contre, elle est - et restera - une grande provovatrice. Je vous ai parlé l'autre jour de la version très drôle de Like a Virgin par Big Daddy. Croyez moi ou pas, je viens d'en trouver une plus drôle encore ! La chanteuse est... non... la chanteuse est Madonna. À Rome. Y a deux jours. Et cette chanson, Comme une vierge donc, est dédicacée à quelqu'un de bien particulier, Joseph Alois Ratzinger, aussi connu sous le nom de Benoît XVI, parfois également surnommé "Le Pape". La vidéo se trouve ici.

Cette chanson me rappelle inévitablement la scène d'ouverture inoubliable du film de Quentin Tarantino, Reservoir Dogs. Souvenez-vous, Mr. Brown! Il se trouve que je viens de trouver cette scène version Grand Mère sur Youtube... Hilarant ! Pour ceux d'entre vous qui ne connaitraient pas ladite scène (et qui n'ont pas peur d'être choqués par des dialogues, disons.... Tarantiniens) jetez d'abord un coup d'oeil à la version originale (uniquement les premières minutes), ou lisez le texte en français. Puis regardez la vidéo ci-dessous. Enjoy!



ps: c'est en fait une pub pour un jeu vidéo Reservoir Dogs sorti en 2006, ce qui explique aussi la qualité du tournage.

samedi 30 août 2008

William A. Blanc ou l'Esprit Suisse

Ça a déjà du vous arriver. Enfin, ce qui est sûr, c'est que ça m'est arrivé, à moi. Un matin, j'allais au boulot (alors, ça vous est arrivé ? attendez voir un peu...). Alors que je m'apprête à monter dans ma voiture, je me rends compte que mon rétroviseur est cassé. Enfin, pas franchement foutu, la protection en plastique s'est juste déboîtée, et - miracle ! - je sais même comment la remettre en place. Ce que je fais sur le champ. Après avoir blasphémé un petit peu, histoire de me défouler et puis ben parce que je crois que c'est ce que les gens font quand ils réalisent que quelqu'un a bousillé leur rétro sans laisser de traces, je monte pour de bon dans la voiture, je vais au travail, et j'oublie complètement cet incident insignifiant de la (de ma) vie, je reconnais. Qui a sûrement du vous arriver à vous aussi.

L'Acte II intervient environ 15 jours plus tard. Lieu: mon immeuble. Ma boîte aux lettres pour être précis. Une petite enveloppe. Dessus, mon nom, mon adresse. Aucun doute, elle m'est bien destinée. Et elle est manuscrite. Bizarre. Je l'ouvre et voici la lettre que je trouve à l'intérieur:

Cher Monsieur,

en évitant un scooter, mon rétroviseur droit a heurté le miroir gauche de la VW Polo 626995. J'ai obtenu, non sans effort, votre nom. Mon assurance [...] vous dédommagera et doit vous écrire d'ici peu. [...] Je suis désolé de ce fâcheux incident que j'ai moi-même subi deux fois - et sans avoir de nouvelles du fautif !

Avec mes salutations distinguées,
William A. Blanc
GE20539
Maintenant, franchement, est-ce que ça vous est déjà arrivé ? J'en doute. Parce que William A. Blanc est - malheureusement - un animal rare. Qui a réussi à obtenir mon identité à partir de ma plaque minéralogique, qui m'a écrit la lettre ci-dessus, et qui a immédiatement contacté son assurance afin que je me fasse rembourser (ce qui n'arrivera pas, d'ailleurs, vu qu'il n'y avait pas grand chose à réparer). Et pour les curieux, cyniques ou sceptiques, j'ai bien reçu ladite lettre de son assurance. Pourquoi bon Dieu a-t'il fait tout ça ? Sans doute qu'il ne s'est pas lui-même posé cette question. C'était tout simplement naturel. Mais William, regarde les choses en face, c'est tout sauf naturel. Dans la mesure où 99.9% de la population se serait volatilisée sans donner signe de vie. Tu connais le dicton, pas vu, pas pris.

C'est souvent très marrant de se moquer des suisses. Ça m'arrive d'ailleurs de temps à autre. Leur rigidité et leur sévérité peuvent parfois être franchement pénibles. Mais s'il y a une chose que j'apprécie chez eux, c'est leur honnêteté. Bien sûr que c'est un cliché. Bien sûr que c'est sans doute pas tellement vrai. Mais vraiment, j'ai beaucoup d'exemples en tête qui me font penser que, oui, les suisses sont, intrinsèquement, honnêtes. Le dernier exemple en date remonte à pas plus tard qu'hier après-midi, quand des amis du CERN m'ont appris l'existence d'une boulangerie près de Lausanne, sans aucun... vendeur (!): vous y allez, vous prenez votre pain, et vous laissez l'argent. Et puis si vous n'avez pas d'argent sur vous, pas de panique, laissez votre nom sur un bout de papier, et vous paierez le double la prochaine fois ! Je vous laisse imaginer cette même boulangerie en France, ou dans n'importe quel autre pays d'ailleurs...

Je voulais simplement te dire merci, William, d'avoir touché mon rétro et tout ça. Ça fait du bien de savoir qu'il y a des personnes comme toi. Et vous, mes chers lecteurs, si jamais vous deviez abimer un rétroviseur, merci de laisser votre numéro de téléphone. On sait jamais, ça pourrait bien être la voiture de mon copain suisse, William A. Blanc.

vendredi 29 août 2008

Wilson au milieu de la nuit

La note d'aujourd'hui aurait du être écrite il y a en fait pas mal de temps. J'allais dire il y a quelques mois, mais une vérification rapide sur Wikipedia me dit que c'était plutôt il y a plus de 2 ans, en janvier 2006. Ouais, le temps passe vite.

Si vous me connaissez (même un tout petit peu), vous savez bien que je ne suis pas, comment dire, super-sportif. Je me force bien de temps à autre, mais pour être tout à fait honnête, le sport n'est pas l'amour de ma vie. Même si j'en fais plus que je n'en ai fait. Bref. L'autre jour, alors que je faisais un petit jogging à côté de chez moi, je suis tombé sur la chanson. La chanson. Celle qui m'a fait oublier , ne serait-ce qu'un instant, que j'étais en train de ressembler à une écrevisse tournant en boucle autour d'un parc. C'est une chanson que je n'avais pas entendue depuis un bon moment, même si elle a toujours fait partie de mes préférées. Laquelle ? In the Midnight Hour, interpétée (et co-écrite) par Wilson Pickett, un des grands bonhommes de la soul music. Malheureusement, Wilson est mort récemment, en 2006 donc. Mais grâce à la fois à cette chanson géniale et à mon iPod, j'oubliai tout - les boucles, l'écrevisse et tout ça - pour profiter de 2:33 de pur bonheur. Lord have mercy.

Histoire de partager un peu le butin, voici une version live en Afrique dans les années 70. Regardez attentivement au début de la vidéo (23ème seconde), même le flic est carrément en transes. Et nous tous avec lui.

samedi 23 août 2008

Madonna 50s

Je viens d'entendre à la radio cette version hilarante, très années 50, du célébrissime Like a Virgin de Madonna. On doit ce moment d'anthologie à Big Daddy, un groupe de Los Angeles des années 80. Je vous recommande tout aussi chaudement leur version de Money for Nothing de Dire Straits.



Maintenant, je dois vous laisser: je monte dans ma Cadillac rose pour aller manger un burger dégoulinant dans ce diner de Miami Beach...

vendredi 15 août 2008

Objectif bikini !

Croyez –moi ou pas, voici ce que je lis tous les matins : Objectif Bikini. En général peu de temps après m’être levé. Dans la cuisine, sans doute. J’y suis : cette phrase, qui aurait tout aussi bien pu être tirée du dernier James Bond, est en fait imprimée sur ma boîte de céréales Kellog's Special K (aux fruits rouges). Elles sont pas mauvaises d’ailleurs, ces céréales, pas mal de goût. Par contre, je ne suis pas sûr de pouvoir les déguster encore bien longtemps, étant donné que ce produit ne m’est évidemment pas destiné. Uniquement aux femmes, et encore, celles dont le principal souci est bien entendu d’être la plus fine possible cet été. Ou aux hommes portant des bikinis et partageant la même inquiétude, ce qui n’est pas mon cas non plus. Enfin, même pas sûr que ces hommes aient le droit à la consommation suprême : au dos de l’emballage est écrit cette sentence sublime et définitive : Allez les filles, on commence. Je suis vraiment surpris que Kellog’s se prive délibérément de la moitié de sa clientèle potentielle. La faute sans doute à quelque stratégie de marketing qui me passe bien au-dessus de la tête. Comme on a l’habitude de dire en physique des particules, la parité est violée. Et tant que la parité entre hommes et femmes continuera d’être violée sur une boîte de céréales, je vois mal comment il pourrait en être autrement dans d’autres domaines.

Je continue de manger les Special K. Mais, promis, je vous préviens si jamais un jour j’essayais un petit bikini seyant. On sait jamais, avec des céréales pareilles !

samedi 2 août 2008

Le Club des Cinq

Je suis dans la merde. Noire. Enfin, n'exagérons rien. C'est juste que ma petite soeur, Roxane, m'a donné une super idée après avoir reçu ma carte postale de mes vacances en Floride (pour une fois que j'en envoie !). Sans doute très inspiré par ma visite de la NASA à Cap Canaveral, je lui ai écrit que "j'aurais tellement aimé être Neil Armstrong". Du coup la voilà qui me demande qui serait dans mon Top 5. Sujet idéal pour un blog. Sauf que c'est dur. Très dur.

Ça y est, j'ai les 5 noms. Merci de ne pas les lire maintenant, c'est de la triche (oui, je sais, c'est trop tard). En fait, pour la plupart d'entre eux, je connais très peu leur vie. Et sans nul doute je n'aurais pas "aimé être" eux. Mais ces personnes ont fait quelque chose d'incroyable, quelque chose de si extraordinaire que je les mets dans mon Club des Cinq. Après ce long préambule, commençons !

Le premier de la liste est le plus facile à trouver, le plus évident. C'est Neil Armstrong qui est en haut de l'affiche. Neil, je t'adore !!! (et bon anniversaire, avec quelques jours d'avance) La Lune. Ce mec a été sur la lune il y a presque 40 ans, et j'ai encore du mal à le croire. "Houston, Tranquility Base here. The Eagle has landed." Ouais. Facile. Avec tout mon respect, c'est pas un petit pas pour l'homme, Neil, tu es trop modeste. Bien sûr, il était pas tout seul, et j'admire aussi les 11 autres chanceux à avoir gambadé la-haut (et plus généralement tous les hommes et femmes à avoir été dans l'espace). Mais bon, Amstrong est LE symbole par excellence. Le premier. Imaginez une seconde ce que ça doit être. J'en ai la chair de poule. Allez, assez sur Neil. Bravo, et merci. Ah, juste un regret: je n'étais pas né en 1969. Une chose est sûre, je n'aurais pas beaucoup dormi une nuit d'été de Juillet. Et j'envie ceux qui étaient devant leur poste de télé.


Les autres personnages (plus que des personnes, ce sont des personnages) ont été beaucoup plus difficiles à choisir. Pour chacun d'entre eux, je pourrais citer pas mal de monde ayant connu des réussites similaires. Mais arrêtons de nous prendre trop au sérieux à propos de cette liste, après tout c'est pas plus honorifique que... d'être cité dans ce blog, c'est pas non plus le Panthéon. Et comme vous l'avez déjà remarqué, bande de tricheurs, ils sont tous morts.

Dans la série "Le premier à", je pense que j'aurais apprécié être Christophe Colomb. Après tout, il y a une certaine ressemblance avec l'Homme sur la Lune. Et quand on y pense, c'est marrant de penser que Colomb n'était pas bien loin de Cap Canaveral quand il a découvert l'Amérique ! Bien sûr, il peut paraître un peu controversé de choisir Colomb parmi les très grands, à cause de ce qui a suivi la découverte de l'Amérique. Mais je m'en fiche: il a voyagé, il voulait découvrir de nouveaux territoires et, honnêtement, je crois qu'il y est parvenu.

J'aurais certainement été très, très heureux d'être le premier sur le toit du monde, à conquérir l'Everest. J'ai déjà eu l'occasion de vous raconter toute l'admiration que j'ai pour Sir Edmund Hillary et Sherpa Tenzing dans cette note. Deux grands hommes, mais avec votre indulgence, ils ne comptent que pour une personne dans ce hit-parade. Bien joué les mecs. Et continuons la liste des courses.

À cause de mon boulot, je me devais de choisir un(e) scientifique. Problème: lequelle, laquelle ? Impossible de répondre. J'ai hésité longtemps entre plusieurs personnes - vous imaginez un peu à quel point je prends mon blog au sérieux ?! - mais après, c'est le but de jeu d'avoir du mal à choisir. C'est finalement sans surprise que j'en suis arrivé à ce nom: Albert Einstein. Pourquoi lui ? Ah, j'en sais rien ! Il n'y a pas que la physique en sciences, et j'étais tenté pendant un bon moment de mettre Charles Darwin à la place. Pauvre Charles, il en aurait pourtant bien besoin par les temps qui courent... Même dans le microcosme de la physique, mais je suis sans doute biaisé, il y a tellement de personnes qui me viennent à l'esprit ! Qu'est-ce que vous dites d'Isaac Newton, bien sûr, ou cette jeune femme dans un monde machiste, Marie Skłodowska Curie, qui a quand même remporté deux prix Nobel ? Mais regardons les choses en face, Einstein est un tel symbole ! Pas la peine de plus de circonvolutions: Albert, t'es dans ma liste, bienvenue a bord.

Le dernier est probablement le moins célèbre de tous: Jesse Owens, le coureur noir Américain qui a remporté quatre médailles d'or aux Jeux Olympiques de 1936 à Berlin, ce qui a tout de même eu le mérite de rendre Hitler fou de rage, qui a du quitter le stade précipitamment en refusant de serrer la main du vainqueur. Je suis fasciné par les grand(e)s sportif(ve)s, peut-être parce que je ne suis pas super sportif moi-même. De tous les sports, l'athlétisme est sans le doute la plus simple et la plus belle des disciplines. Du coup, je n'avais plus que deux hommes sur les bras, si je puis dire: Jesse Owens et Carl Lewis. J'ai regardé les JO de 1984 à Los Angeles (j'étais aux États-Unis cet été-là), je me souviens de Séoul 1988 et sa deuxième place derrière Ben Johnson, par la suite disqualifié pour dopage. Et Barcelone. Et Atlanta. Carl Lewis est bien évidemment le plus grand de tous les temps, mais rien ne pourra jamais valoir la course historique de Jesse Owens.


Voilà Roxane, j'ai fait mon choix. C'est ça, mon Club des Cinq. Je suis surpris qu'il n'y ait pas d'hommes ou femmes politiques (Martin Luther King, Gandhi, ...), ni d'écrivains ou d'artistes, et je suis aussi un peu déçu que ma liste soit exclusivement masculine. Mais ce qui est sûr, c'est que j'aurais aimé être ces personnes.

Et surtout, au sommet de mon Panthéon personnel, j'aurais tellement aimé être Neil Armstrong.

Won in translation

C'est pathétique, depuis que j'ai commencé mon blog http://dietquark.blogspot.com je suis systématiquement à la recherche de quelques âmes charitables pour bien vouloir lire mes divagations. Avec assez peu de succès jusqu'à maintenant, il faut bien dire. Mais enfin, heureusement, ça ne m'empêche pas de continuer. Ni de dormir.

Mon blog dietquark est en anglais. Approximativement. À la fois par défi, et puis - naïvement - par la volonté d'être lu par plus de monde étant donné que j'ai pas mal d'amis et collègues qui ne sont pas francophones. Une autre raison aussi: je pense être plus indulgent envers mon anglais qu'envers mon français. Disons que je me rends plus facilement compte qu'un texte est mal écrit dans ma langue maternelle. Alors que 3 mots consécutifs en anglais et, wow my blog rocks, you see. Oui mais voilà, lire en anglais, c'est un peu rebutant (sauf si on est anglophone, vous me suivez) pour pas dire franchement chiant.

Bref j'ai décidé de suivre le conseil de mon amie Éléonore: "ben pourquoi tu ferais pas un blog bilingue ?". Qui dit bilingue dit (presque) deux fois plus de travail, mais après tout ça m'amuse. N'attendez pas une traduction littérale de http://dietquark.blogspot.com, mais plutôt une simili-VF. Après tout, c'est pas du Shakespeare, ni du Hugo. Tous les futurs posts (y a un mot français d'ailleurs, pour post ?) seront sur publiés sur les deux sites et, si j'ai le courage, je traduirai de temps à autre un ancien post qui m'a particulièrement plu.

Voilà, longue vie à ce régime de quark, analogue franchouillard de dietquark. Et maintenant, bon courage à vous, la propagande ne fait que commencer !!!