jeudi 8 juillet 2010

Rideau

Ainsi donc, le corps frêle et mourant, la danse pathétique de l'agonie, c'était lui. Lui qui mourait magnifiquement sous nos yeux, empruntant – pudeur extrême ! – le nom de Philoctète pour nous signifier sa disparition prochaine.

À la fin du spectacle, le décor tombe. Ulysse, Néoptolème et toute la troupe accompagnent lentement, péniblement le vieillard vers le lointain. Les héros, antiques ou modernes, finissent aussi par mourir.

Ce matin, je suis allé porter une rose devant le Théâtre de Carouge, en souvenir de Laurent Terzieff qui nous a tous bouleversés. Éternel Philoctète !

Merci pour les émotions, et merci pour le souvenir.