mercredi 17 juillet 2002

Au bon moment

Être au bon endroit, au bon moment. Rarement formule aura été plus appropriée que ce 17 juillet 2002 à Nantes. Que faisiez-vous le mercredi 17 juillet 2002 ? Et où étiez-vous, je vous prie ? Cherchez un peu. Pour vous faciliter la tâche, piochez quelques repères dans l’actualité. Souvenez-vous peu de temps auparavant de l’élimination surprise, dès le premier tour… des Bleus à la coupe du monde en Corée. La cuisse de Zizou, tout ça. Non madame, la canicule c’est 2003…

Bref, quoiqu’il en soit, je me souviens particulièrement bien du mercredi 17 juillet 2002. Je me trouvais précisément dans la région, pour quelques jours. Pour allier l’utile à l’agréable, je restais chez ma petite sœur dans la rue des bons français. Toujours est-il qu’en cette soirée du 17, sur les coups de 22 heures, on part étancher notre soif - soif… d’aventures vous allez voir - à quelques encablures de là, dans le bar 13 & 3 de la place du Bouffay. Le génial et iconoclaste Bertrand de l’association de jeux y anime une soirée ; on le trouve en train d’expliquer à une bande de potes en terrasse les règles d’un jeu. Ni une ni deux, on se retrouve embarqués dans une folle soirée de « loup garou » (c’est le nom de jeu pour ceux qui ne suivent pas) jusqu’à plus d’heure, jusqu’à plus soif. Sans doute trop occupé à essayer de gagner – même contre de sympathiques inconnus – je ne me rendais pas un instant du « jeu dans le jeu » qui se tramait en filigrane. Le loup garou est dans la bergerie ! Le lendemain, rebelote, le surlendemain itou, jusqu’au dimanche où je repris ma valise et retournai d’où j’étais venu.

Pour être honnête, bien que m’étant bien amusé - j’avais gagné pas mal de parties - je ne repensai plus outre mesure à ces soirées ludiques et à la joyeuse bande à laquelle Roxane et moi-même nous étions mêlés de manière éphémère. Du moins c’est ce que je pensais un peu trop naïvement ! Une année plus tard (oui madame, 2003, la canicule), je retrouve ma sœur, à Nantes. Du côté de Beauséjour. À ses côtés, un visage qui m’était familier. Un visage de joueur. Un visage de Yoz.

Être au bon endroit, au bon moment. Comme un 31 octobre 2009, à Orvault. En se souvenant avec malice du 17 juillet 2002.