Ça ne va pas du tout. Dernière note en date, le 6 mars. Merci qui ? Merci Piccoli. Foin d'excuses en tout genre : je suis paresseux, voilà tout. Trouver le bon sujet drôle et original, voilà qui est difficile. Un bon brainstorming s'impose de toutes urgences afin de dépoussiérer un peu ce blog.
En période de crise se tourner vers les valeurs refuge, entend-on dire ici ou là. Aussi, je vais vous parler un peu de théâtre. Oh ! pas le grand théâtre, celui de Piccoli et compagnie. Non, je vous parle d'un théâtre à la fois plus laborieux mais beaucoup plus excitant : le théâtre du mardi. C'est ainsi : je préfère être un comédien médiocre qu'un excellent spectateur. Dont acte.
Quelques-uns parmi vous se souviendront peut-être de cette note écrite l'été dernier dans laquelle je relatais ma première -et rustre- expérience théâtrale, entre soulagement et mélancolie. Nul doute que ces sentiments referont surface cette année encore, une fois que la joyeuse troupe, fatiguée mais heureuse, se dispersera après une ultime averse d'un premier soir d'été. Mais nous n'en sommes pas encore là.
Goldoni laisse place cette année à Sergi Belbel, auteur contemporain qui dirige actuellement le Théâtre National de Catalogne. La pièce, sur laquelle s'échine depuis plusieurs mois la petite dizaine de comédiens amateurs que nous
sommes, s'intitule Après la pluie (Després de la pluja, en bon català). À la baguette, Magali se charge de la mise en scène, de nous distiller de judicieux indices d'interprétation, de la bande-son,... bref, de tout ! J'aime cette période charnière. Les premiers rounds d'observation sont passés et les personnages nous semblent de plus en plus familiers. Leurs contours s'affinent, à l'approche du mois de juin. Quelle vision grossière j'en avais dans le creux de l'hiver ! On se laisse bien sûr encore surprendre par de nouveaux éléments qui avaient échappés à notre vigilance littéraire. Néanmoins une vision globale des personnages -et surtout de leurs relations mutuelles- commence à émerger. Avec le temps et presque de manière naturelle, chacun finit par trouver son rôle -alchimie unique entre le personnage et notre personnalité. Tout cela va encore évoluer, quelques pièges nous attendent, mais notre lecture collective est maintenant assez bien définie.
La période qui s'ouvre n'en est pas moins excitante ! Tout aussi laborieuse, mais de nature différente. Le travail de précision commence. Du qualitatif au quantitatif, en quelque sorte. Le placement, la voix, les intonations, le texte... tout doit devenir plus précis. Fort heureusement, une pièce n'est jamais figée et deux représentations ne seront jamais égales. C'est d'ailleurs la force du théâtre par rapport au cinéma. Toutefois, beaucoup de repères doivent encore être définis et c'est ce sur quoi nous allons devoir nous attacher. C'est aussi la période des italiennes, ces répétitions mécaniques de textes qui se refusent encore à notre mémoire.
Enfin, enfin, viendra le temps du sprint final. Le temps des costumes, le temps des ultimes répétitions, des ultimes transpirations. Le temps des loges, le temps de la peur et de l'excitation. Adrénaline du public ! Bang !!! Comme je m'emporte. Mais comme c'est grisant. J'aurai le temps d'y revenir, si toutefois ma paresse et mon personnage m'en laissent le loisir.
En période de crise se tourner vers les valeurs refuge, entend-on dire ici ou là. Aussi, je vais vous parler un peu de théâtre. Oh ! pas le grand théâtre, celui de Piccoli et compagnie. Non, je vous parle d'un théâtre à la fois plus laborieux mais beaucoup plus excitant : le théâtre du mardi. C'est ainsi : je préfère être un comédien médiocre qu'un excellent spectateur. Dont acte.
Quelques-uns parmi vous se souviendront peut-être de cette note écrite l'été dernier dans laquelle je relatais ma première -et rustre- expérience théâtrale, entre soulagement et mélancolie. Nul doute que ces sentiments referont surface cette année encore, une fois que la joyeuse troupe, fatiguée mais heureuse, se dispersera après une ultime averse d'un premier soir d'été. Mais nous n'en sommes pas encore là.
Goldoni laisse place cette année à Sergi Belbel, auteur contemporain qui dirige actuellement le Théâtre National de Catalogne. La pièce, sur laquelle s'échine depuis plusieurs mois la petite dizaine de comédiens amateurs que nous
sommes, s'intitule Après la pluie (Després de la pluja, en bon català). À la baguette, Magali se charge de la mise en scène, de nous distiller de judicieux indices d'interprétation, de la bande-son,... bref, de tout ! J'aime cette période charnière. Les premiers rounds d'observation sont passés et les personnages nous semblent de plus en plus familiers. Leurs contours s'affinent, à l'approche du mois de juin. Quelle vision grossière j'en avais dans le creux de l'hiver ! On se laisse bien sûr encore surprendre par de nouveaux éléments qui avaient échappés à notre vigilance littéraire. Néanmoins une vision globale des personnages -et surtout de leurs relations mutuelles- commence à émerger. Avec le temps et presque de manière naturelle, chacun finit par trouver son rôle -alchimie unique entre le personnage et notre personnalité. Tout cela va encore évoluer, quelques pièges nous attendent, mais notre lecture collective est maintenant assez bien définie.La période qui s'ouvre n'en est pas moins excitante ! Tout aussi laborieuse, mais de nature différente. Le travail de précision commence. Du qualitatif au quantitatif, en quelque sorte. Le placement, la voix, les intonations, le texte... tout doit devenir plus précis. Fort heureusement, une pièce n'est jamais figée et deux représentations ne seront jamais égales. C'est d'ailleurs la force du théâtre par rapport au cinéma. Toutefois, beaucoup de repères doivent encore être définis et c'est ce sur quoi nous allons devoir nous attacher. C'est aussi la période des italiennes, ces répétitions mécaniques de textes qui se refusent encore à notre mémoire.
Enfin, enfin, viendra le temps du sprint final. Le temps des costumes, le temps des ultimes répétitions, des ultimes transpirations. Le temps des loges, le temps de la peur et de l'excitation. Adrénaline du public ! Bang !!! Comme je m'emporte. Mais comme c'est grisant. J'aurai le temps d'y revenir, si toutefois ma paresse et mon personnage m'en laissent le loisir.
