jeudi 8 juillet 2010

Rideau

Ainsi donc, le corps frêle et mourant, la danse pathétique de l'agonie, c'était lui. Lui qui mourait magnifiquement sous nos yeux, empruntant – pudeur extrême ! – le nom de Philoctète pour nous signifier sa disparition prochaine.

À la fin du spectacle, le décor tombe. Ulysse, Néoptolème et toute la troupe accompagnent lentement, péniblement le vieillard vers le lointain. Les héros, antiques ou modernes, finissent aussi par mourir.

Ce matin, je suis allé porter une rose devant le Théâtre de Carouge, en souvenir de Laurent Terzieff qui nous a tous bouleversés. Éternel Philoctète !

Merci pour les émotions, et merci pour le souvenir.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est dans l'Habilleur que je l'avais vu , dans un petit théâtre où je le voyais de près.

http://www.theatre-contemporain.net/spectacles/L-Habilleur/

Léger malaise devant ce corps maigre,dont on voyait fort bien toute l'ossature.

Le « maître » qui dirige la troupe et joue chaque soir les rôles titres des pièces de Shakespeare, se prépare, mais son esprit s’échappe, son corps à bout de nerfs, le trahit.

à la fin de la pièce, le maître meurt.


Une rose rouge ?
devant le Théâtre de Carouge.

5/3

Anonyme a dit…

Au début de la pièce le Maître arrive pour jouer Othello... non macbeth (sacrilège !) ... Il vient de s'enfuir de l'hôpital et semble
être au bout du rouleau . Contre vent et marée il veut encore et encore jouer...
Terzieff lui aussi a été au bout du bout et a joué la générale de sa mort . D'ailleurs le jour J il a peut-être cru que c'était une générale de plus

4/7